Le 29 juin 2026, Oracle a officiellement inauguré son hub de recherche et développement d’Agadir, deuxième implantation de ce type au Maroc après le centre de Casablanca. Cette nouvelle étape s’inscrit dans la stratégie mondiale du groupe visant à rapprocher ses équipes de développement des principaux bassins de compétences tout en diversifiant leur répartition géographique.
Le site d’Agadir est dédié au développement de solutions destinées aux clients internationaux d’Oracle. Les équipes travaillent sur Oracle Cloud Infrastructure (OCI), les applications intégrant l’intelligence artificielle, les plateformes de données ainsi que des solutions numériques destinées à différents secteurs d’activité. Le centre dispose d’espaces collaboratifs, d’environnements de développement avancés et de laboratoires favorisant l’innovation et l’expérimentation.
Cette implantation s’insère dans un dispositif plus large développé par Oracle au Maroc. Le groupe dispose déjà d’une région Oracle Cloud à Casablanca et prévoit l’ouverture d’une seconde région cloud à Settat afin de renforcer la résilience de ses infrastructures et de répondre aux exigences croissantes de souveraineté numérique des organisations publiques et privées.
L’ouverture du hub d’Agadir traduit également une évolution de la politique de recrutement du groupe. Oracle cherche désormais à élargir son accès aux talents au-delà de l’axe Casablanca-Rabat. Selon l’entreprise, près de 40 % de ses effectifs marocains sont appelés à être localisés en dehors de cette zone traditionnelle de concentration des activités technologiques.
Le centre de Casablanca emploie aujourd’hui environ 300 à 320 collaborateurs, avec une ambition affichée d’atteindre 1 000 collaborateurs au Maroc d’ici 2027. Le site d’Agadir démarre avec une capacité de plus de 75 postes de travail et accueillait une trentaine de collaborateurs lors de son ouverture opérationnelle à la fin de l’année 2025. Cette montée en puissance progressive doit accompagner les besoins croissants du groupe en matière de développement logiciel et de recherche.
Les profils recherchés concernent principalement des ingénieurs cloud, développeurs spécialisés en intelligence artificielle, experts des plateformes de données, chercheurs ainsi que des spécialistes des architectures distribuées et de la cybersécurité. Ces métiers nécessitent des compétences avancées en programmation, en infrastructures cloud, en machine learning, en traitement des données et en gestion de projets internationaux.
L’investissement d’Oracle ne se limite toutefois pas aux recrutements. Le groupe mise également sur le développement des compétences locales grâce à des programmes de formation continue, d’accompagnement professionnel et de montée en expertise. Cette stratégie vise à fidéliser les collaborateurs tout en renforçant les capacités technologiques disponibles sur le marché marocain.
L’écosystème universitaire régional constitue également un levier important pour cette nouvelle implantation. La proximité avec l’Université Ibn Zohr et les établissements de formation d’Agadir ouvre la voie à des partenariats autour des stages, des projets de fin d’études et de l’insertion professionnelle des jeunes diplômés. Cette démarche contribue à rapprocher les besoins des entreprises internationales des compétences développées dans les établissements d’enseignement supérieur marocains.
Au-delà des retombées directes sur l’emploi, cette implantation participe au positionnement du Maroc comme plateforme régionale de développement technologique. L’arrivée de centres de R&D de groupes internationaux favorise le transfert de savoir-faire, la montée en qualification des ingénieurs marocains et l’intégration du Royaume dans les chaînes mondiales de conception de logiciels et de services numériques.
Avec ce deuxième hub de recherche et développement, Oracle confirme ainsi son engagement durable au Maroc. L’investissement réalisé à Agadir illustre une évolution des stratégies d’implantation des grandes entreprises technologiques, qui recherchent désormais de nouveaux bassins de compétences tout en contribuant à une répartition plus équilibrée de l’emploi qualifié sur le territoire national.




