La Confédération démocratique du travail (CDT) appelle à une nouvelle démonstration de force. La centrale syndicale a annoncé l’organisation d’une marche nationale de protestation à Casablanca le dimanche 28 juin 2026, à l’issue d’une réunion de son bureau exécutif. Cette mobilisation intervient dans un climat social marqué par les revendications sur le pouvoir d’achat, les salaires et l’issue du dialogue social.
Selon le communiqué de la CDT, cette marche vise à réclamer une augmentation générale des salaires et des pensions de retraite, ainsi qu’une révision de l’impôt sur le revenu. Le syndicat estime que la hausse continue des prix a fortement dégradé le pouvoir d’achat des ménages et reproche au gouvernement de ne pas avoir apporté de réponses suffisantes lors de la session d’avril du dialogue social. La centrale appelle également à des mesures qu’elle juge urgentes pour répondre aux attentes des travailleurs et des retraités.
Au-delà des revendications salariales, la CDT demande le respect des accords sociaux déjà signés, la garantie des libertés syndicales, l’amélioration des conditions de vie des collaborateurs et la relance d’un dialogue social qu’elle considère aujourd’hui dans l’impasse. Elle souhaite également être davantage associée à l’élaboration du projet de loi de finances, estimant que les partenaires sociaux doivent participer aux décisions ayant un impact sur les politiques de rémunération, de fiscalité et de protection sociale.
Le choix du 28 juin revêt une portée symbolique. La mobilisation s’inscrit dans la commémoration des événements du 20 juin 1981, lorsque la grève générale organisée par la CDT à Casablanca avait été sévèrement réprimée. En rappelant cet épisode de l’histoire sociale du Maroc, la centrale entend inscrire son action dans la continuité des luttes syndicales en faveur de la justice sociale, de la dignité au travail et des libertés syndicales.
Cette marche nationale prolonge les mobilisations régionales organisées par la CDT le 17 mai dernier dans plusieurs villes du Royaume. Elle traduit la volonté du syndicat de maintenir la pression sur l’exécutif alors que les négociations sociales peinent à produire de nouveaux compromis. Les questions liées à l’inflation, au coût de la vie, aux rémunérations et à la fiscalité demeurent au cœur des préoccupations des organisations syndicales.
Par cette initiative, la CDT espère rassembler un large public de collaborateurs, de retraités et de citoyens afin de porter ses revendications sur la place publique. Cette mobilisation constitue une nouvelle étape dans le bras de fer engagé entre la centrale syndicale et le gouvernement autour des politiques sociales et du partage des efforts face aux tensions économiques actuelles.




