Le Ministère de l’Industrie et du Commerce, le Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation ainsi que le Ministère de la Transition numérique et de la Réforme de l’Administration ont conclu un partenariat stratégique avec ALTEN Maroc. Cette alliance public-privé vise à structurer un écosystème d’excellence dédié à l’intelligence artificielle et aux technologies industrielles avancées, dans la perspective d’accélérer la transition du Maroc vers l’Industrie 4.0.
Un partenariat aligné sur les priorités stratégiques du Royaume
Cette convention s’inscrit dans la continuité des Hautes Orientations Royales qui placent le développement du capital humain au cœur de la transformation numérique et de la montée en gamme de l’industrie nationale.
L’accord accompagne également les objectifs de la stratégie Maroc Digital 2030 et de la feuille de route AI Made in Morocco, en mettant l’accent sur la formation de talents qualifiés, le renforcement des capacités nationales en recherche et innovation ainsi que le développement de technologies souveraines.
Au-delà de la dimension technologique, l’initiative traduit une volonté de rapprocher durablement le monde académique, les centres de recherche et les entreprises afin d’adapter les compétences aux besoins des secteurs industriels émergents.
Trois enjeux structurent cette coopération : accompagner la montée en compétences des talents marocains dans les métiers du digital et de l’intelligence artificielle, accélérer la transformation industrielle grâce à l’Industrie 4.0 et à la recherche appliquée, tout en renforçant l’attractivité du Royaume pour les investissements à forte intensité technologique.
Quatre axes de coopération pour transformer l’écosystème industriel
Le partenariat repose sur quatre piliers destinés à produire des résultats opérationnels.
Le premier concerne la recherche et développement, avec le co-développement d’algorithmes d’intelligence artificielle appliqués notamment à la maintenance prédictive, à la simulation numérique, à la conception assistée, à l’optimisation des processus industriels et au contrôle qualité automatisé.
Le deuxième pilier prévoit la création d’accélérateurs sectoriels destinés à développer des solutions technologiques avancées pour les filières du transport, notamment l’automobile, l’aéronautique et le ferroviaire, en s’appuyant sur l’expertise internationale d’ALTEN Maroc.
Le partenariat prévoit également la mise en place de plateformes technologiques offrant aux industriels des environnements de test, de prototypage et d’expérimentation autour des jumeaux numériques et de la simulation industrielle.
Enfin, un important volet est consacré à la formation, avec le développement de programmes spécialisés en intelligence artificielle appliquée, ingénierie avancée et transformation digitale, élaborés en collaboration avec les universités et les grandes écoles marocaines.
Le développement des compétences au cœur de la stratégie
Au-delà des investissements technologiques, la convention accorde une place centrale au développement du capital humain.
Le Ministère de l’Enseignement supérieur accompagnera l’évolution des parcours de formation afin de mieux répondre aux besoins des secteurs d’avenir. Le Ministère de l’Industrie et du Commerce mobilisera l’écosystème industriel national, tandis que le Ministère de la Transition numérique soutiendra les initiatives liées à l’innovation et à la digitalisation.
De son côté, ALTEN Maroc mettra à disposition son expertise technologique et son savoir-faire afin de contribuer au développement de solutions innovantes et au renforcement des compétences nationales.
À cette occasion, Azzeddine El Midaoui, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, a souligné que cette convention traduit l’ambition de faire de l’université marocaine un acteur majeur de la transformation économique et technologique du Royaume. Selon lui, le rapprochement entre les établissements d’enseignement supérieur et les entreprises de pointe permettra d’améliorer l’adéquation entre les formations, les besoins des secteurs stratégiques et l’employabilité des diplômés.
Pour sa part, Amal El Fallah Seghrouchni, ministre déléguée chargée de la Transition numérique et de la Réforme de l’Administration, a rappelé que la réussite de la transformation numérique repose avant tout sur les compétences. Elle estime que le renforcement des passerelles entre universités, recherche et entreprises favorisera l’émergence d’un écosystème national de l’intelligence artificielle capable de développer des solutions à forte valeur ajoutée tout en consolidant la souveraineté technologique du Maroc.
Le directeur général du Groupe ALTEN, Cyril Malargé, a indiqué que l’ambition du groupe est de faire d’ALTEN Maroc un hub d’excellence en intelligence artificielle et en technologies industrielles, en mettant à profit son expertise internationale au service des priorités nationales.
Un levier pour renforcer l’employabilité et la compétitivité
À travers cette alliance, les partenaires affichent une ambition commune : renforcer les compétences nationales dans les métiers de l’intelligence artificielle, accélérer l’innovation industrielle et consolider un écosystème capable de répondre aux enjeux de compétitivité, de souveraineté numérique et de développement durable.
Présent au Maroc depuis 2008, ALTEN Maroc emploie près de 2 200 collaborateurs, dont environ 80 % d’ingénieurs, répartis sur quatre sites à Fès, Rabat, Casablanca et Tétouan. L’entreprise intervient dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment l’automobile, l’aéronautique, le ferroviaire, le digital et les technologies de l’information.
Depuis 2024, ALTEN Maroc dispose également d’un centre d’excellence en intelligence artificielle dédié aux métiers industriels, spécialisé notamment dans les systèmes embarqués, les jumeaux numériques et l’optimisation des processus industriels, illustrant son positionnement dans le développement des technologies de l’industrie du futur.




