L’AFPA a engagé les négociations relatives à son projet de plan de sauvegarde de l’emploi (PSE), dans un contexte de fortes inquiétudes concernant l’avenir de plusieurs centres de formation et les emplois qui leur sont associés. Les échanges ont commencé le 7 octobre, avec les représentants du personnel, tandis que la CGT appelle à revoir les orientations retenues par la direction.
L’organisation syndicale dénonce les conséquences sociales et territoriales du projet. Elle conteste les suppressions de postes envisagées et demande que soient étudiées des solutions permettant de préserver les emplois, les compétences et les capacités de formation de l’établissement.
Le projet intervient alors que l’AFPA doit adapter son organisation à une situation financière difficile et à l’évolution des politiques publiques de formation professionnelle. L’établissement intervient notamment dans la qualification et la reconversion des demandeurs d’emploi, ainsi que dans l’accompagnement de publics éloignés du marché du travail.
Les restructurations envisagées concernent donc à la fois les salariés de l’agence et l’organisation de son réseau territorial. Les centres de formation disposent de plateaux techniques, d’équipements spécialisés et de formateurs intervenant dans des métiers parfois difficiles à couvrir par d’autres organismes.
La fermeture ou la réduction d’activité d’un centre peut entraîner des conséquences sur les emplois administratifs, pédagogiques et techniques. Elle peut également modifier les conditions d’accès aux formations pour les bénéficiaires, particulièrement lorsque les alternatives disponibles se situent à une distance importante.
La CGT demande que les négociations ne se limitent pas à la définition des indemnités de départ et des dispositifs de reclassement. Le syndicat souhaite également que les représentants du personnel puissent examiner les choix économiques et organisationnels à l’origine du projet.
Un plan de sauvegarde de l’emploi doit notamment comporter des mesures destinées à éviter les licenciements ou à en limiter le nombre. Il peut prévoir des possibilités de reclassement interne, des actions de formation, des aides à la mobilité professionnelle et des dispositifs d’accompagnement vers un nouvel emploi.
Les négociations doivent également permettre d’examiner les conséquences de la réorganisation pour les salariés qui resteront dans l’établissement. La modification des périmètres d’activité, la redistribution des missions et les éventuels transferts de personnel peuvent affecter le fonctionnement des centres maintenus.
Le calendrier de la procédure sera déterminant pour les salariés concernés. Les représentants du personnel devront disposer des informations nécessaires à l’examen du projet, notamment sur les catégories professionnelles visées, les possibilités de reclassement et les critères qui seraient appliqués en cas de licenciement.
Le dossier présente également une dimension territoriale. L’AFPA dispose d’implantations réparties sur l’ensemble du territoire français et intervient dans des politiques de formation destinées à répondre aux besoins locaux en compétences. Les décisions concernant son réseau peuvent ainsi concerner les collectivités, les entreprises partenaires et les acteurs publics de l’emploi.
À ce stade, les informations disponibles ne permettent pas de présenter un bilan définitif des suppressions de postes ou des fermetures qui seront effectivement mises en œuvre. Les négociations peuvent encore conduire à des modifications du projet initial.
Les prochaines réunions devront préciser les positions respectives de la direction et des organisations syndicales. Les salariés attendent notamment des informations sur les postes menacés, les possibilités de maintien dans l’emploi et le devenir des établissements concernés.




