Quarante nouvelles écoles primaires rurales bénéficieront cette année de salles multimédias connectées dans le cadre du programme « Classes Connectées Dir iddik ». Cette nouvelle opération, annoncée par inwi, vise à améliorer l’accès aux outils numériques dans les établissements scolaires ruraux et à développer les compétences technologiques des élèves dès l’enseignement primaire.
Lancé en 2021, le programme est porté à l’initiative de la Fondation Al Mada, en collaboration avec le ministère de l’Éducation nationale et en partenariat avec inwi, Managem, Nareva et leurs partenaires, ainsi qu’Injaz Al-Maghrib.
Avec cette nouvelle phase, le dispositif doit atteindre 150 écoles primaires rurales réparties dans les 12 régions du Maroc. Plus de 41 000 écoliers sont concernés par les espaces d’apprentissage numériques mis en place dans les établissements bénéficiaires.
L’initiative repose sur l’aménagement de salles multimédias équipées et connectées, permettant aux élèves d’accéder à des ressources pédagogiques numériques et de se familiariser avec les technologies informatiques. Elle cible particulièrement les territoires ruraux, où les conditions d’accès aux équipements et aux usages numériques peuvent constituer un obstacle à l’apprentissage.
Au-delà de l’installation du matériel, le programme prévoit un accompagnement pédagogique destiné à intégrer les technologies dans les pratiques d’enseignement.
Le dispositif ministériel « Coding pour Tous » constitue l’une des principales composantes de cette démarche. Il permet de former les enseignants à la programmation informatique, à la robotique et à l’intelligence artificielle. Les compétences acquises sont ensuite transmises aux élèves de sixième année du primaire, à travers des activités pédagogiques adaptées à leur niveau.
Cette approche accorde une place importante à la formation des enseignants, dont la maîtrise des outils numériques conditionne leur utilisation effective dans les classes. Elle permet également d’introduire progressivement des compétences technologiques qui occupent une place croissante dans les parcours de formation et les métiers.
L’apprentissage du coding et de la robotique contribue notamment à familiariser les élèves avec le raisonnement logique, la résolution de problèmes et les démarches expérimentales. L’objectif pédagogique dépasse ainsi la simple initiation à l’utilisation des ordinateurs.
Le programme intègre également une dimension entrepreneuriale grâce à l’intervention d’Injaz Al-Maghrib. L’association propose différents modules destinés à développer la créativité, l’esprit d’initiative et les compétences des élèves.
Ces activités complètent les formations technologiques en sensibilisant les écoliers à la conception de projets et à la recherche de solutions. Elles introduisent des compétences transversales susceptibles de leur être utiles tout au long de leur parcours scolaire, puis professionnel.
La nouvelle phase de déploiement s’accompagne par ailleurs d’un appel national à bénévolat lancé par inwi. Les volontaires pourront participer aux opérations d’installation des équipements multimédias, à l’aménagement des salles et à l’organisation d’ateliers pédagogiques et ludiques.
Cette mobilisation associera les bénévoles aux équipes présentes sur le terrain et aux associations locales partenaires. Les inscriptions sont ouvertes sur la plateforme Dir iddik.
L’intervention des volontaires doit également contribuer à l’accompagnement des élèves dans les activités proposées, en complément du travail assuré par les équipes éducatives.
Avec ce programme, les partenaires associent investissement matériel, formation des enseignants et mobilisation citoyenne. Cette articulation constitue un élément important de la démarche, la disponibilité des équipements ne garantissant pas, à elle seule, l’acquisition de compétences numériques.
L’extension à 150 établissements confirme la progression du dispositif depuis son lancement en 2021. La prochaine étape consistera à consolider les usages pédagogiques de ces équipements et à mesurer leur contribution aux apprentissages des élèves, notamment dans les établissements ruraux où l’accès aux technologies reste un enjeu d’égalité des chances.




