L’accord porte sur la construction d’une unité dédiée aux matériaux de cathode, l’un des composants entrant dans la fabrication des cellules de batteries. Gotion doit détenir 51 % de la future société et PowerCo 49 %, les deux partenaires prévoyant d’en assurer conjointement la gestion. La création de la coentreprise et le lancement du projet restent soumis aux autorisations nécessaires et à l’approbation des actionnaires de Gotion.
Le site de Kénitra formera l’un des trois volets d’un partenariat plus large, avec une usine de cellules à Valence, en Espagne, et une autre à Šurany, en Slovaquie. Les matériaux fabriqués au Maroc doivent approvisionner en priorité ces deux unités européennes. Les trois projets représentent un investissement annoncé d’environ 3,22 milliards d’euros, dont 480 millions pour l’installation marocaine.
Cette nouvelle usine ne doit pas être confondue avec la gigafactory de cellules que Gotion développe dans la région de Kénitra. Les deux activités interviennent à des étapes différentes de la production : le projet annoncé avec PowerCo concerne les matériaux de cathode, tandis que l’autre porte sur les cellules de batteries. Leur coexistence élargit la présence industrielle du groupe chinois dans la filière locale.
L’annonce intervient alors que Gotion prépare actuellement la mise en service de ses premières lignes de cellules à Kénitra, annoncée pour octobre puis novembre 2026. Ce calendrier concerne uniquement la gigafactory et ne vaut pas date de démarrage pour la nouvelle usine de cathodes. Pour cette dernière, Gotion évoque une période de construction pouvant aller jusqu’à cinq ans, sous réserve de la réalisation des étapes administratives et financières nécessaires. Le calendrier industriel reste donc provisoire.
Pour l’emploi, la portée immédiate de l’annonce tient aux activités que la nouvelle unité devra organiser, depuis la mise en place des équipements jusqu’à la fabrication des matériaux et au contrôle de leur qualité. De telles opérations mobilisent des savoir-faire en procédés industriels, maintenance, sécurité et logistique, mais les partenaires n’ont publié ni nombre de postes à créer, ni calendrier de recrutement.
Le projet place également la question des compétences au niveau de la production elle-même. Fabriquer des matériaux de cathode LFP à grande échelle suppose de suivre des procédés précis, d’assurer une qualité constante et de coordonner l’usine marocaine avec les sites appelés à utiliser sa production. Il s’agit de besoins liés à la nature de l’activité annoncée, et non d’une liste de métiers ou de formations arrêtée par les entreprises.
Volkswagen et Gotion travaillent ensemble depuis 2020, mais l’accord annoncé marque leur engagement commun dans la production sur trois sites. À Kénitra, PowerCo deviendrait actionnaire direct de la coentreprise, aux côtés de Gotion, qui en conserverait la majorité. Le partenariat vise à développer une chaîne d’approvisionnement en batteries LFP destinée au marché européen des véhicules électriques.
Les prochaines étapes dépendront de la finalisation de l’accord, des autorisations et de la réalisation de l’investissement. Gotion prévoit une construction pouvant s’étendre sur plusieurs années pour l’unité marocaine. À ce stade, les données annoncées portent sur le montant, la capacité de production et la répartition du capital ; les effectifs et les besoins précis en recrutement restent à communiquer.




