Le Maroc s’oriente vers l’abandon de l’heure d’été permanente. Le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a annoncé, jeudi 25 juin 2026, le retour à l’heure légale GMT à partir de la fin de l’été 2026. Cette décision mettrait fin à un régime horaire instauré en 2018, qui avait maintenu le pays sur GMT+1 pendant l’essentiel de l’année.
Cette annonce intervient après une longue séquence de contestation sociale. Depuis plusieurs années, parents d’élèves, collaborateurs, entreprises et professionnels de plusieurs secteurs dénonçaient les effets du décalage horaire sur le sommeil, les déplacements matinaux, les horaires scolaires et l’organisation quotidienne. Le sujet revenait avec insistance à chaque Ramadan, période durant laquelle le Maroc repassait temporairement à GMT, relançant le débat sur la pertinence du dispositif permanent.
L’heure GMT+1 avait été justifiée par des objectifs d’économie d’énergie et de rapprochement avec les principaux partenaires économiques européens. Mais ses bénéfices réels ont régulièrement été questionnés, notamment au regard des effets ressentis sur la fatigue, la concentration, la productivité et la conciliation entre vie professionnelle, vie scolaire et vie familiale.
Le retour annoncé à GMT aura également une portée RH. Les entreprises devront adapter les horaires, les plannings, les systèmes de pointage, les agendas numériques et, le cas échéant, les dispositifs de travail flexible. Les secteurs fonctionnant en horaires élargis, comme les centres de relation client, la restauration, le transport, l’éducation ou certains services externalisés, seront particulièrement concernés.
Reste à préciser la date exacte du basculement et les modalités pratiques. Cette transition sera suivie de près, car elle touche directement l’organisation du travail et les rythmes sociaux au Maroc.




