L’Union marocaine du travail (UMT) entend peser sur les priorités sociales du prochain gouvernement. Réuni jeudi 8 octobre à Casablanca sous la présidence de son secrétaire général, Miloudi Moukharik, le secrétariat national de la centrale syndicale a adopté une série de revendications portant sur le pouvoir d’achat, les rémunérations, les retraites et les libertés syndicales.
Cette prise de position intervient alors que les consultations pour la formation du gouvernement se poursuivent sous la conduite de Fatima Ezzahra El Mansouri, désignée Cheffe du gouvernement le 29 septembre, après les élections législatives du 23 septembre.
Pour l’UMT, le futur exécutif, « quelle que soit sa couleur politique », devra apporter des réponses concrètes aux préoccupations des salariés et des retraités. La centrale dénonce notamment la persistance de la cherté de la vie et réclame des mesures contre la spéculation, les monopoles et les pratiques d’entente.
Sur le terrain salarial, l’organisation demande une augmentation générale des rémunérations dans le secteur privé, la fonction publique, les collectivités territoriales et les établissements publics. Elle revendique également une hausse du SMIG et l’application effective de l’unification des salaires minimums dans l’industrie et l’agriculture.
Les retraites constituent une autre priorité. L’UMT réclame une revalorisation générale des pensions, une pension minimale au moins équivalente au salaire minimum légal et le relèvement de la pension de réversion à 100 % de celle du conjoint décédé. Elle demande parallèlement une augmentation des allocations familiales et une réduction supplémentaire de la pression fiscale sur les salaires.
La centrale souhaite également améliorer les perspectives de carrière dans la fonction publique, notamment par la création d’un nouvel échelon de promotion et la satisfaction des revendications des ingénieurs, administrateurs et techniciens.
Le dialogue social occupe une place centrale dans ces demandes. L’UMT préconise son institutionnalisation par une loi spécifique et exige le respect des engagements contenus dans les accords sociaux précédents.
Sur le droit de grève, le syndicat dénonce les restrictions qu’il attribue à la nouvelle loi organique et demande la suspension de son application, dans l’attente d’une révision négociée de ses dispositions.
Enfin, l’UMT appelle au renforcement de l’école publique, des hôpitaux et des politiques de création d’emplois décents. Ces revendications constituent sa feuille de route sociale adressée au futur gouvernement, avant même son entrée en fonction.




