Le 12 Rabie Al Awal, qui correspond cette année au mardi 25 août, marque la commémoration de la naissance du Prophète Mohammed. Le ministère des Habous et des Affaires islamiques a confirmé l’observation du croissant lunaire dans la soirée du jeudi 13 août. Le mois de Safar a ainsi compté 29 jours et le 1er Rabie Al Awal 1448 a débuté le vendredi 14 août. Cette annonce permet aux entreprises d’arrêter leurs plannings et d’informer les équipes.
Inscrit dans le calendrier officiel des jours fériés, l’Aïd Al Mawlid impose aux directions RH d’anticiper les congés, d’organiser les permanences et d’appliquer deux cadres réglementaires distincts selon le secteur.
Dans le secteur privé, le décret n° 2-04-426 du 29 décembre 2004 fixe la liste des fêtes payées applicables aux entreprises industrielles et commerciales, aux professions libérales ainsi qu’aux exploitations agricoles et forestières. L’Aïd Al Mawlid y figure comme une journée fériée, chômée et rémunérée. Les employeurs concernés doivent donc accorder au minimum le mardi 25 août 2026 à leurs salariés.
Dans le secteur public, le décret n° 2-77-169 du 28 février 1977, modifié notamment par le décret n° 2-00-166, prévoit deux jours fériés. Cette règle concerne les administrations, les collectivités territoriales et les établissements publics concernés. La différence résulte donc directement des textes applicables.
Une entreprise privée peut néanmoins accorder un deuxième jour. Cette mesure plus favorable peut être prévue par une convention collective, un accord d’entreprise, le règlement intérieur, le contrat de travail ou une décision de l’employeur. Elle peut aussi résulter d’un usage lorsque l’avantage est accordé au personnel de manière générale, constante et répétée.
Certaines banques, multinationales et grandes entreprises choisissent ainsi de s’aligner sur le calendrier public. Cette pratique ne constitue pas une obligation générale. Avant toute communication, la direction RH doit vérifier les accords et usages internes.
L’article 217 du Code du travail interdit, par principe, d’occuper les salariés pendant les fêtes payées et les jours fériés. Des exceptions existent pour certaines activités dont le fonctionnement ne peut être interrompu, les établissements appliquant le repos hebdomadaire par roulement et plusieurs services soumis à des impératifs de continuité. Le travail maintenu doit alors respecter les contreparties prévues par la législation.
Cette situation ne doit pas être confondue avec la récupération prévue par l’article 227. Celui-ci concerne les heures perdues en raison du jour férié. Elles peuvent être récupérées dans les trente jours suivants, après consultation des représentants des salariés. La récupération ne peut intervenir pendant le repos hebdomadaire ni porter la durée du travail au-delà de dix heures par jour.
La célébration tombant un mardi, certaines entreprises peuvent également recevoir des demandes de congé pour le lundi 24 août. Les DRH doivent les traiter selon les droits disponibles, les nécessités de service et des critères identiques pour les collaborateurs placés dans des situations comparables.
Au-delà de l’obligation légale, l’Aïd Al Mawlid constitue un moment de cohésion et de responsabilité sociale. Une information claire, des permanences organisées équitablement et le respect des dispositions plus favorables contribuent à la qualité du dialogue interne. La règle reste précise : deux jours dans le secteur public et un seul jour obligatoire dans le privé, sauf avantage propre à l’entreprise.




