La Confédération générale des entreprises du Maroc poursuit le déploiement de son dispositif de labellisation RSE auprès des entreprises marocaines. Selon un communiqué de la CGEM, le Label Responsabilité sociétale des entreprises a été attribué à Wafa IMA Assistance, acteur spécialisé dans les services d’assistance. La même distinction a été renouvelée pour trois entités du groupe Cosumar : Cosumar SA, Suta et Sunabel.
Cette annonce confirme la place croissante des démarches de responsabilité sociétale dans les politiques de gestion des entreprises marocaines. Le Label RSE de la CGEM n’est pas une simple distinction déclarative. Il repose sur une procédure structurée, fondée sur l’examen du dossier de l’entreprise par le comité chargé du label, puis sur une validation par le président de la Confédération.
L’attribution du label est accordée pour une durée de trois ans. Elle intervient à l’issue d’une évaluation managériale réalisée par un organisme expert indépendant, accrédité par la CGEM. Cette étape vise à apprécier la conformité des pratiques de l’entreprise avec la charte de responsabilité sociétale de la Confédération, qui constitue le cadre de référence du dispositif.
L’évaluation ne se limite pas à un seul volet de l’activité. Elle porte sur la gestion globale de l’entreprise et examine plusieurs dimensions : gouvernance, relations sociales, respect des droits fondamentaux au travail, protection de l’environnement, transparence vis-à-vis des parties prenantes, loyauté des pratiques, contribution au développement local et prise en compte des attentes des collaborateurs, clients, fournisseurs et partenaires.
Pour Wafa IMA Assistance, l’obtention du Label RSE traduit la reconnaissance d’un engagement structuré autour de pratiques responsables. Cette labellisation permet à l’entreprise de faire reconnaître ses efforts dans un cadre normé, fondé sur des critères définis par la CGEM et contrôlés par un évaluateur externe.
Pour Cosumar SA, Suta et Sunabel, le renouvellement du label confirme la continuité d’une démarche déjà engagée. Dans le cas d’un renouvellement, l’enjeu ne consiste pas seulement à maintenir une conformité formelle. Il s’agit aussi de démontrer que les pratiques RSE ont été inscrites dans la durée, intégrées aux processus internes et suivies au fil du temps.
La charte de responsabilité sociétale de la CGEM repose sur neuf domaines d’engagement. Ces domaines s’inspirent à la fois de la législation sociale marocaine et des standards internationaux en matière de responsabilité sociale et sociétale des entreprises. Ils couvrent notamment le respect des droits humains, l’amélioration des conditions de travail, la protection de l’environnement, la prévention de la corruption, la transparence de la gouvernance et la qualité du dialogue avec les parties prenantes.
À travers ce label, la CGEM cherche à encourager les entreprises marocaines à dépasser une approche ponctuelle de la RSE pour inscrire ces engagements dans leur mode de gouvernance. La labellisation permet aussi aux entreprises distinguées de renforcer leur crédibilité auprès de leurs partenaires économiques, financiers et institutionnels.
La montée en visibilité de ce type de dispositif intervient dans un moment où les exigences liées à la durabilité, à la conformité sociale et à la gouvernance responsable pèsent davantage sur les relations économiques. Les donneurs d’ordre, les investisseurs et les partenaires internationaux accordent une attention accrue aux pratiques sociales et environnementales des entreprises avec lesquelles ils travaillent.
Le Label RSE de la CGEM s’inscrit ainsi dans une logique de structuration du tissu économique national. Il offre aux entreprises un cadre d’évaluation, mais aussi un outil de progrès. Pour les organisations concernées, l’enjeu dépasse l’obtention d’une reconnaissance institutionnelle. Il porte sur la capacité à prouver, dans la durée, que les engagements responsables se traduisent dans les décisions de gestion, les pratiques internes et les relations avec l’ensemble de leur écosystème.




