EDVANTIS inscrit cette révision dans le cadre réglementaire du renouvellement des accréditations de ses diplômes. Plutôt que de reconduire ses programmes à l’identique, le groupe a revu les compétences visées, les contenus pédagogiques, les projets, les outils professionnels et les modalités d’évaluation de ses quatre écoles.
Cette évolution prolonge un travail déjà engagé à l’ISGA École d’Ingénieur.e.s avec la spécialisation Intelligence artificielle & Big Data et une double diplomation avec aivancity, école française consacrée à l’IA et à la Data. Jusqu’à présent, ces enseignements concernaient principalement les futurs ingénieurs et spécialistes technologiques. À la rentrée 2026, ils seront adaptés à un ensemble plus large de métiers.
Le point de départ est celui d’un marché du travail où l’usage de l’IA ne se limite plus aux Data Scientists et aux développeurs. Les financiers doivent savoir exploiter les données pour établir leurs prévisions, les marketeurs analyser plus finement les comportements des clients et les communicants travailler dans un environnement où textes, images et vidéos peuvent être générés artificiellement.
« L’enjeu n’est plus seulement de former ceux qui construiront les intelligences artificielles. Il est désormais de former tous ceux qui vont travailler, décider, créer et entreprendre avec elles. Chaque métier doit construire sa propre grammaire de l’intelligence artificielle », déclare le Dr Tawhid Chtioui, président d’EDVANTIS Higher Education Group.
La révision se traduit par de nouveaux intitulés et contenus. À l’ISGA École de Management, les Masters Finance, Comptabilité & Data Analytics et Marketing, Commerce & Data Intelligence associeront les disciplines de gestion à l’analyse de données. La Licence Management des entreprises & Systèmes digitaux comprendra davantage d’enseignements en intelligence artificielle et en Business Intelligence.
L’ISGA École d’Ingénieur.e.s introduira une Licence Informatique & Systèmes numériques réunissant informatique, IA, Data, réseaux et cybersécurité. Le cursus doit préparer des profils polyvalents pouvant intervenir notamment dans les PME et les organisations qui numérisent leurs activités.
Art’Com Sup proposera un Master Design digital à l’ère de l’IA. Ses Licences en design graphique et digital ainsi qu’en architecture d’intérieur intégreront également les outils génératifs dans les processus de conception. Com’Sup ouvrira un Master Communication & Médias à l’ère des IA, tandis que sa Licence Communication & Stratégies digitales abordera la Data, l’automatisation, la vérification des contenus et la réputation.
La réforme ne consiste donc pas à ajouter un cours consacré à ChatGPT dans chaque cursus. EDVANTIS veut différencier les apprentissages selon les professions. Un étudiant en finance n’utilisera pas les mêmes données ni les mêmes outils qu’un futur designer, communicant ou ingénieur.
Un socle commun se dessine néanmoins : comprendre les principes de l’IA, choisir les outils adaptés, contrôler la qualité des résultats, identifier les risques et préserver la confidentialité ainsi que la propriété intellectuelle. L’esprit critique et la responsabilité professionnelle restent présentés comme des compétences centrales, particulièrement lorsque les technologies interviennent dans une décision.
Cette orientation intéresse directement les employeurs. Les jeunes diplômés seront de plus en plus évalués sur leur capacité à travailler avec l’IA dans leur domaine, sans confondre utilisation d’un outil et maîtrise d’un métier. Les politiques de recrutement, d’intégration et de formation continue devront tenir compte de cette nouvelle combinaison entre expertise professionnelle, culture de la donnée et jugement humain. La rentrée 2026 permettra de vérifier comment cette promesse académique se traduit dans les projets étudiants, puis dans leurs premières expériences en entreprise.




