La rencontre s’est tenue en marge du conseil d’administration de la CGEM. Quatre mois après l’élection de Mehdi Tazi à sa présidence et trois mois après l’installation des instances 2026-2029, elle a réuni l’ensemble des responsables régionaux autour de la déclinaison territoriale du programme de la nouvelle mandature.
Le compte rendu de la séance a été rendu public le 15 septembre, cinq jours après la réunion. Il ne mentionne aucun engagement chiffré concernant l’investissement, la croissance, l’emploi ou le nombre d’entreprises accompagnées à terme.
Mehdi Tazi a salué le travail de proximité réalisé auprès des entrepreneurs. Les CGEM Régions assurent le relais entre les entreprises locales, les instances nationales de la Confédération et les administrations. Elles recueillent directement les difficultés rencontrées sur le terrain, accompagnent les démarches des adhérents et transmettent les attentes propres à chaque territoire.
Le réseau patronal couvre les 12 régions du pays. Il comprend aussi MeM by CGEM, structure dédiée aux Marocains entrepreneurs du monde, présentée comme la treizième région de la Confédération et présidée par Karim Amor. Cette organisation doit permettre de traiter les demandes des entreprises au plus près de leur implantation.
La CGEM met également en avant les « corridors » établis avec les administrations publiques. Ces canaux sont destinés à faciliter les démarches des entreprises et à contribuer à la levée des blocages administratifs. Les participants ont discuté des moyens de renforcer les échanges entre ces relais régionaux et les autres composantes de la Confédération.
Les demandes examinées concernent principalement l’environnement des affaires, l’accès aux mécanismes d’accompagnement et la compétitivité. Les échanges ont aussi porté sur les caractéristiques économiques de chaque région. La Confédération veut ainsi mieux faire remonter les contraintes rencontrées localement par les petites structures.
L’emploi apparaît dans les objectifs assignés aux antennes régionales, aux côtés de l’investissement et de la croissance. Leur renforcement doit consolider leur rôle de relais de l’activité économique dans les territoires. Aucun objectif chiffré de recrutement n’a cependant été communiqué. Aucun programme régional de formation, de développement des compétences ou d’appui aux fonctions ressources humaines n’a été annoncé.
La portée de la démarche reste, à ce stade, limitée aux orientations présentées pendant la réunion. Le patronat n’a détaillé ni les mesures identifiées, ni leurs modalités de financement, ni le calendrier prévu pour leur mise en œuvre. Le compte rendu ne précise pas les services proposés aux entreprises, leurs critères d’accès ou les représentations chargées de les déployer.
En parallèle, Mehdi Tazi a demandé aux membres de la CGEM de recenser les blocages administratifs affectant leurs activités. Un canevas leur a été transmis pour documenter les difficultés rencontrées. Les contributions doivent parvenir à la Confédération avant le 25 septembre 2026.
Les remontées des antennes régionales et cet inventaire administratif doivent fournir à la CGEM une lecture territoriale des obstacles pesant sur l’activité des entreprises. La mandature 2026-2029 a placé parmi ses priorités le soutien aux petites structures, l’ouverture internationale et le développement technologique. La réunion du 10 septembre fixe le cadre de cette mobilisation régionale, sans encore en préciser les mesures d’exécution.




