Le tissu entrepreneurial marocain compte 60 908 nouvelles entreprises immatriculées entre janvier et juillet 2026. Le bilan de l’Office marocain de la propriété industrielle et commerciale distingue 45 898 personnes morales et 15 010 personnes physiques. Cette répartition confirme la place dominante des sociétés, qui constituent 75 % des créations enregistrées sur la période.
La comparaison avec le premier semestre permet de situer l’apport de juillet. À fin juin, l’OMPIC recensait 51 805 immatriculations, réparties entre 39 001 personnes morales et 12 804 personnes physiques. La différence entre les deux cumuls atteint 9 103 entreprises, dont 6 897 sociétés et 2 206 entreprises individuelles.
Parmi les nouvelles personnes morales, la société à responsabilité limitée à associé unique, ou SARL AU, représente 65 % des immatriculations. La SARL à plusieurs associés arrive ensuite, avec 33,9 %. Ensemble, ces deux formes juridiques regroupent 98,9 % des sociétés nouvellement enregistrées, laissant une place limitée aux autres structures.
Cette prédominance des sociétés unipersonnelles renseigne sur la manière dont les entrepreneurs organisent leur activité. Elle traduit le poids des projets constitués autour d’un seul associé, sans préjuger de la taille des équipes. Une entreprise détenue par une seule personne peut employer plusieurs collaborateurs et développer une organisation distincte de celle de son fondateur.
La répartition territoriale des créations de sociétés reste concentrée. Casablanca-Settat accueille 39,3 % des nouvelles personnes morales, devant Rabat-Salé-Kénitra, à 14,5 %. Marrakech-Safi représente 12,3 % des immatriculations et Tanger-Tétouan-Al Hoceima, 10,8 %. Ces quatre régions réunissent ainsi 76,9 % des créations de sociétés.
La géographie des entreprises individuelles présente un autre classement. Tanger-Tétouan-Al Hoceima occupe la première position avec 20,6 % des immatriculations de personnes physiques. Casablanca-Settat suit avec 13,2 %, devant Rabat-Salé-Kénitra, à 10,7 %. Les deux catégories d’entreprises dessinent donc des répartitions régionales différentes, avec un poids du nord pour l’entrepreneuriat individuel.
Sur le plan sectoriel, le commerce arrive en tête des créations de personnes morales, avec 27,22 % du total. Le bâtiment et les travaux publics, regroupés avec les activités immobilières, représentent 25,28 %. Ces deux ensembles concentrent à eux seuls 52,5 % des nouvelles sociétés enregistrées durant les sept premiers mois.
Les services divers complètent ce trio avec une part de 20,03 %. Le transport représente 7,63 % des immatriculations et l’industrie, 6,3 %. Au total, le commerce, le BTP et l’immobilier ainsi que les services divers regroupent 72,53 % des créations de personnes morales. Le profil sectoriel reste donc largement orienté vers ces activités.
Pour les acteurs du recrutement et de la formation, cette répartition fournit une lecture des territoires et des secteurs où apparaissent de nouvelles structures. Elle situe des espaces possibles de développement commercial et professionnel, sans constituer une mesure des embauches réalisées par ces entreprises.
La construction des premières équipes mobilise plusieurs fonctions : répartition des responsabilités, recrutement, intégration des collaborateurs et organisation quotidienne du travail. Ces dimensions accompagnent le passage d’un projet entrepreneurial à une activité collective. Le choix d’une SARL AU renseigne sur l’actionnariat, tandis que les besoins en compétences dépendent de l’activité exercée.
En parallèle, l’OMPIC a délivré 77 883 certificats négatifs entre janvier et juillet 2026. Ces certificats concernent les noms commerciaux et relèvent d’une étape distincte de l’immatriculation au registre du commerce. Leur nombre complète le panorama de la création d’entreprises, aux côtés des sociétés et des entrepreneurs individuels enregistrés.




