Le Centre régional d’investissement (CRI) de Fès-Meknès renforce son dispositif d’accompagnement des entreprises souhaitant s’implanter ou développer leurs activités au sein du Parc Fès-Shore. Deux appels à manifestation d’intérêt ont été lancés afin d’accorder des aides financières directement liées à l’installation des opérateurs et à la création d’emplois durables.
L’initiative est conduite en partenariat avec la Wilaya de la région Fès-Meknès, le Conseil régional et le Conseil communal de Fès. Elle vise à améliorer l’attractivité du territoire auprès des entreprises spécialisées dans l’externalisation des services, les technologies de l’information, l’ingénierie, la relation client et les processus métiers.
Situé sur la route de Sidi Harazem, à proximité du Centre hospitalier universitaire de Fès, Fès-Shore dispose d’une localisation favorable. Le parc se trouve à environ dix minutes du centre-ville et à vingt minutes de l’aéroport international Fès-Saïss et de l’autoroute. Déployé sur une superficie comprise entre 20 et 22 hectares, il propose des plateaux de bureaux prêts à l’emploi à partir de 400 m² ainsi qu’une connexion en fibre optique répondant aux standards des opérateurs internationaux.
Le parc compte actuellement entre 25 000 et 30 000 m² de surfaces locatives. Une troisième tranche de 13 000 m² est également prévue. À terme, Fès-Shore pourrait atteindre une capacité totale de 120 000 m² de bureaux et de services.
Plusieurs groupes nationaux et internationaux y sont déjà implantés, parmi lesquels Capgemini, CGI, Cnexia et Alten. Le site représente entre 4 000 et 4 500 emplois directs. Son développement repose notamment sur l’important bassin de compétences de la région, qui compte près de 180 000 étudiants au sein de ses établissements d’enseignement supérieur, dont l’Université Sidi Mohamed Ben Abdallah. Les coûts d’implantation seraient également inférieurs d’environ 25 % à ceux observés sur l’axe Rabat-Casablanca.
Le premier appel à manifestation d’intérêt, référencé N° 02/2026, concerne une subvention d’installation financée par le Conseil de la région Fès-Meknès. Cette aide peut atteindre 2 millions de dirhams par projet. Elle couvre une partie des dépenses engagées pour l’aménagement des espaces de travail, à l’exclusion du mobilier.
Pour être éligible, l’entreprise doit exercer une activité d’offshoring conforme aux catégories fixées par la réglementation nationale. Elle doit également s’engager à créer au moins 100 emplois nets sur le site et à les maintenir pendant une durée minimale de deux ans.
Le second appel, référencé N° 01/2026, prévoit une prime d’appui à l’emploi de 6 000 dirhams pour chaque poste créé et conservé durant 24 mois. Son attribution reste conditionnée à l’enveloppe budgétaire disponible. Les entreprises candidates doivent créer au minimum 50 emplois nets et les maintenir pendant deux ans. Ce mécanisme cherche à encourager des recrutements stables tout en facilitant l’intégration professionnelle des compétences locales.
Les deux dispositifs doivent contribuer à la création de 1 100 emplois dans la ville de Fès. Ils associent ainsi le soutien à l’investissement à des engagements précis en matière d’emploi, avec des seuils de recrutement et une obligation de maintien des postes.
Les dossiers de candidature devaient être remis sous pli fermé au siège du CRI Fès-Meknès, situé au 45, avenue Taha Hussein à Fès. La date limite indiquée est le 4 mai 2026 à 15 heures. Les entreprises intéressées doivent toutefois vérifier cette échéance dans les documents officiels, certaines références disponibles pouvant comporter des incohérences de date.
Les manuels de procédure, les critères d’éligibilité et les formulaires sont accessibles sur fesmeknesinvest.ma. Le CRI propose également un accompagnement à travers son guichet unique, notamment pour les procédures administratives, l’accès au foncier et la mise en relation avec les partenaires régionaux.
Avec ces deux aides, Fès-Meknès entend convertir son potentiel universitaire et immobilier en emplois qualifiés. Le succès du dispositif dépendra désormais du nombre d’entreprises attirées, de la qualité des projets retenus et de leur capacité à inscrire durablement leurs activités dans l’écosystème régional.




