La solution cible notamment les entreprises dont les équipes voyagent, effectuent des achats en ligne ou règlent des fournisseurs à l’étranger. Les cartes professionnelles étant directement rattachées au compte de l’employeur, les collaborateurs n’ont plus à avancer systématiquement leurs dépenses avant d’en demander le remboursement. La transmission d’un justificatif et sa validation restent néanmoins nécessaires.
Les cartes physiques portent le nom de l’entreprise et celui de leur titulaire. Elles peuvent servir aux paiements professionnels et aux retraits, dans les limites fixées par l’administrateur du compte. Les cartes virtuelles sont destinées aux achats en ligne, aux abonnements et aux règlements récurrents. Elles peuvent aussi être ajoutées à Apple Pay ou Google Pay.
Chaque moyen de paiement peut être associé à un plafond quotidien, hebdomadaire, mensuel ou trimestriel. L’entreprise peut également limiter le montant de chaque transaction, sélectionner les catégories d’achats autorisées, restreindre les pays d’utilisation ou choisir le compte en devise utilisé. Des règles communes peuvent être appliquées à plusieurs collaborateurs afin d’intégrer directement la politique de déplacement dans le paramétrage des cartes.
Après une dépense, le titulaire photographie son reçu ou le transmet par courrier électronique. La reconnaissance optique de caractères extrait automatiquement le montant, la date et le taux de TVA, puis associe le document à la transaction correspondante. Revolut annonce une précision pouvant atteindre 98 %, calculée à partir de données internes du quatrième trimestre 2025. Une vérification manuelle demeure possible lorsque la lecture du justificatif est incomplète.
Le dispositif peut envoyer des rappels en cas de document manquant et geler automatiquement une carte lorsque les justificatifs ne sont pas transmis dans les délais prévus. Des circuits d’approbation permettent de déterminer les responsables chargés de valider une dépense selon son montant, sa catégorie ou l’équipe concernée. Certaines fonctions avancées dépendent de l’abonnement choisi, tandis que le module de gestion des dépenses est facturé par utilisateur.
Revolut Business se connecte à plusieurs dizaines d’applications de comptabilité et de gestion des ressources humaines. Pennylane permet le rapprochement des transactions, alors qu’Odoo peut importer automatiquement les relevés bancaires. Les intégrations avec Sage HR, Workday, Personio, Factorial ou HiBob servent à synchroniser les données des collaborateurs et à automatiser l’ouverture ou la suppression des accès lors d’une arrivée, d’une mobilité ou d’un départ.
Cette interconnexion limite les doubles saisies entre les dépenses, la comptabilité et les dossiers individuels. Elle nécessite en parallèle une administration rigoureuse des habilitations. L’émission des cartes, la modification des plafonds, la consultation des transactions et l’approbation des paiements doivent être réservées aux utilisateurs autorisés. La désactivation rapide des moyens de paiement devient également indispensable à la fin d’un contrat.
La dimension internationale repose sur des comptes capables de détenir jusqu’à 30 devises. Les cartes permettent de payer dans plus de 150 devises, à partir du solde correspondant ou après conversion automatique. Les taux appliqués, les quotas de change et les frais éventuels varient selon l’abonnement et le moment de l’opération. Ces paramètres doivent être précisés dans les règles encadrant les voyages professionnels.
L’agrément français ne correspond pas au lancement de Revolut Business, dont les principales fonctionnalités existaient auparavant. Il renforce toutefois l’implantation locale du groupe, qui prépare son siège pour l’Europe de l’Ouest à Paris. Le déploiement de l’offre auprès des entreprises dépendra désormais de son intégration aux systèmes existants, de la protection des données et des économies administratives réellement constatées.




