Legal & General, également désigné par le sigle L&G, est un groupe britannique de services financiers fondé il y a 190 ans. Ses activités couvrent principalement l’assurance-vie, les produits de retraite et la gestion d’actifs. Cette division administre plus de 1 200 milliards de livres et place le groupe parmi les principaux investisseurs institutionnels du Royaume-Uni.
António Simões, directeur général depuis le début de 2024, a présenté le projet mercredi. « D’ici le milieu de l’année prochaine, nous prévoyons de réduire nos effectifs d’environ 1 000 postes », leur a-t-il indiqué. Cette diminution représenterait près d’un emploi sur dix à l’échelle du groupe et constituerait le premier plan d’ampleur depuis son arrivée.
L&G prévoit d’ouvrir un programme de départs volontaires au Royaume-Uni. Des licenciements ne sont toutefois pas exclus si le nombre de volontaires ou les profils concernés ne correspondent pas aux besoins de la nouvelle organisation. Le groupe consultera également les syndicats afin de préciser le calendrier, les fonctions touchées et les modalités d’accompagnement des salariés.
La gestion d’actifs sera exclue du périmètre annoncé. Cette activité a déjà été réorganisée en 2025, avec le rapprochement des unités d’investissement et la suppression d’environ 80 fonctions. Le nouveau projet concernera les autres composantes de L&G, notamment l’assurance-vie, la retraite et les fonctions transversales, sans répartition détaillée des postes à ce stade.
La direction rattache ce plan à la simplification d’une organisation devenue, selon António Simões, trop complexe durant la dernière décennie. Il a déclaré que L&G devait transformer ses modes de fonctionnement actuels pour « devenir une organisation plus agile ». L&G entend concentrer davantage de ressources sur les métiers et les marchés offrant les principales possibilités de croissance.
Cette réorganisation prolonge plusieurs décisions prises depuis 2024. Le groupe a vendu le constructeur immobilier Cala et regroupé ses activités d’investissement. Il recentre sa stratégie sur la gestion d’actifs, la retraite et les métiers utilisant moins de capital. La direction a parallèlement relevé ses ambitions de rendement pour les actionnaires et poursuit l’amélioration de la performance opérationnelle.
Les suppressions d’emplois sont annoncées après des résultats semestriels en progression. L&G a enregistré une hausse de son bénéfice d’exploitation au premier semestre 2026 et relevé plusieurs objectifs. Son activité de transfert des risques liés aux fonds de pension a cependant réalisé moins d’opérations dans un marché britannique plus concurrentiel, malgré un portefeuille de projets jugé solide par la direction.
En Bourse, l’action L&G a terminé la séance en baisse de 0,8 %, contre 0,2 % pour l’indice FTSE 100. Le titre progresse néanmoins de 13 % depuis le début de 2026. Sa performance est restée inférieure à celle de certains concurrents ces dernières années, alimentant les spéculations sur une éventuelle acquisition du groupe, hypothèse écartée par António Simões.
La prochaine phase portera sur l’ouverture des départs volontaires et la consultation syndicale. L&G devra ensuite arrêter le périmètre définitif, identifier les fonctions supprimées et organiser les transitions jusqu’à mi-2027. Le groupe maintient ses objectifs de croissance dans la gestion d’actifs et les produits de retraite, tout en réduisant les coûts de ses autres activités.




