Intitulé « RH : 88 % des DRH anticipent une pression accrue sur les rémunérations », l’article met particulièrement en avant la pression qui pèse sur les rémunérations et les budgets RH. Une tendance qui constitue l’un des principaux enseignements de cette première mesure de la confiance des DRH au Maroc.
Un indice de confiance à 26,5 sur 100
L’Indice de Confiance DRH.ma s’établit à 26,5 sur 100, nettement en dessous du seuil de neutralité fixé à 50.
Cette première édition repose sur les réponses de 204 DRH interrogés entre le 17 et le 28 septembre 2026 auprès d’entreprises privées marocaines, de filiales de multinationales ainsi que d’organismes publics et semi-publics.
Le baromètre mesure les anticipations des responsables RH pour les trois mois suivants autour de cinq dimensions : recrutement, fidélisation, engagement, masse salariale et climat social.
88 % des DRH anticipent une hausse de la pression sur les rémunérations
La masse salariale apparaît comme le principal point de tension identifié par l’étude. L’indice consacré à cette dimension atteint seulement 6,6 sur 100.
Près de neuf DRH sur dix, soit 88 % des répondants, anticipent une hausse de la pression sur les rémunérations et les budgets RH au cours des trois prochains mois. À l’inverse, seulement 1 % des répondants envisagent une diminution de cette pression.
La situation apparaît encore plus marquée dans les entreprises privées marocaines : 97 % de leurs DRH anticipent une augmentation de la pression budgétaire, avec un indice spécifique de seulement 1,7.
La maîtrise des coûts RH s’impose dans les priorités
Cette pression sur les rémunérations se traduit directement dans les priorités des directions RH. 86,8 % des DRH placent la performance économique et la maîtrise des coûts RH parmi leurs trois principales priorités pour le quatrième trimestre 2026.
Parmi les DRH ayant retenu cette priorité, 82,5 % citent la hausse de la masse salariale comme principale raison, tandis que 46,9 % évoquent la nécessité de reconstituer les marges.
La politique de rémunération, l’équité et la conformité figurent également parmi les préoccupations majeures, citées par 63,7 % des répondants.
Le climat social sous surveillance
La pression économique s’accompagne d’inquiétudes concernant le climat social. L’indice associé au climat social et au dialogue interne s’établit à 22,5 sur 100.
Six DRH sur dix anticipent une dégradation du climat social au cours des trois prochains mois. À l’inverse, 34 % prévoient une stabilité et seulement 5 % une amélioration.
Les entreprises privées marocaines apparaissent particulièrement exposées, avec 70 % de leurs responsables RH anticipant une dégradation du climat social.
Fidélisation et recrutement restent sous pression
La fidélisation constitue également un sujet de vigilance. Son indice atteint 30,4 sur 100, tandis que 46 % des DRH anticipent une baisse de leur capacité à retenir leurs collaborateurs au cours des trois prochains mois.
Les intentions d’embauche affichent elles aussi un niveau inférieur au seuil de neutralité, avec un indice de 33,8 sur 100. Au total, 42 % des DRH prévoient une diminution de leurs recrutements, contre 9 % qui anticipent une hausse.
Lorsque le recrutement figure parmi les priorités, il répond principalement à des besoins de remplacement des départs et de réajustement liés aux réorganisations internes, davantage qu’à une logique d’expansion des effectifs.
L’engagement des collaborateurs résiste davantage
Parmi les cinq dimensions étudiées, l’engagement affiche le niveau le plus élevé, avec un indice de 39 sur 100, même s’il reste inférieur au seuil de neutralité.
La majorité des DRH, soit 62 %, anticipent une stabilité de l’implication des équipes au cours des trois prochains mois. Toutefois, 30 % prévoient une baisse et seulement 8 % une progression.
Les filiales de multinationales affichent un indice d’engagement de 50, correspondant exactement au seuil de neutralité, contre 34,8 pour les entreprises privées marocaines.
Des niveaux de confiance différents selon les organisations
L’étude fait également apparaître des écarts selon le type d’organisation. L’indice global atteint 35,6 sur 100 dans les filiales de multinationales, contre 21,9 dans les entreprises privées marocaines.
Le secteur public et semi-public affiche un indice de 43,8. Ce résultat doit toutefois être interprété avec prudence, la catégorie ne comptant que 16 participants.
La taille des entreprises fait également apparaître des différences : l’indice global s’établit à 20,3 dans les structures de moins de 250 collaborateurs, contre 33,9 dans celles comptant plus de 1 000 salariés.
Un trimestre placé sous le signe de la prudence
À travers les résultats de cette première édition, l’Indice de Confiance DRH.ma met en évidence un environnement marqué par la prudence des directions RH marocaines à l’approche du quatrième trimestre 2026.
Pression sur les rémunérations et les budgets, maîtrise des coûts, fidélisation des talents, climat social et prudence sur les recrutements figurent au cœur des arbitrages des DRH.
La publication de ces résultats par LeNew.ma apporte ainsi un nouvel éclairage médiatique sur les tendances identifiées par le baromètre et contribue à donner une visibilité plus large aux enjeux auxquels les directions des ressources humaines sont confrontées.
À lire également : Indice de Confiance DRH.ma : à 26,5/100, les DRH marocains abordent le T4 2026 sous pression
Article publié par LeNew.ma : RH : 88 % des DRH anticipent une pression accrue sur les rémunérations


